Optimisation de la production fourragère à base de variétés améliorées de sorgho (Sorghum bicolor [l.] Moench) et d’arachide (Arachis hypogaea [l.] Cult) à double usage.
Forage yield optimization with improved sorghum–groundnut varieties.
DOI :
https://doi.org/10.64707/revstsna.v44i2.1887Mots-clés :
association culturale, fourrage , variétés à double usage, arachide et sorgho.Résumé
Le déficit alimentaire du bétail est une contrainte majeure de la production animale au Burkina Faso. Pour y remédier, la production intensive du fourrage de qualité se présente comme une alternative. C’est dans ce contexte que la présente étude a été menée avec pour objectif de contribuer à améliorer l’offre fourragère de qualité pour l’alimentation du bétail. Elle a été conduite dans la station expérimentale de l’INERA Saria, dans la région de Nando au Burkina Faso. Un essai en blocs de Fischer complètement randomisé comportant huit (08) traitements avec deux (02) variétés de sorgho (Ponta Negra et Sariaso 16) et de deux (02) variétés d’arachide (ICGV 01276 et SH 67A) et quatre (04) répétitions par traitement.
Les paramètres évalués sont les rendements en grains et fourrage, la valeur nutritive du fourrage et l’effet de l’association sur la gestion des mauvaises herbes. Les résultats indiquent qu'en monoculture comme en association, les rendements en grains les plus élevés ont été obtenus avec la variété Sariaso 16 (4343kg/ha) pour le sorgho et la variété ICGV 01276 (2143kg/ha) pour l'arachide. Les rendements en fourrage les plus élevés ont été observés avec Ponta Negra (8730kg/ha) et ICGV 01276 (4038kg/ha). A l’exception du rendement en grains de Ponta Negra, de l’ICGV 01276 et celui en fourrage de Sariaso 16-ICGV 01276, tous les traitements en association indiquent un gain de productivité et d’espace. Aucune différence significative n’a été observée pour les valeurs nutritives des fourrages entre les variétés de sorgho, cependant leur valeur est significativement inférieure pour la plupart des paramètres des fanes d’arachide. L’association culturale n’a pas eu d’effet sur la densité des mauvaises herbes, mais a présenté de meilleurs résultats sur leur biomasse par rapport à la monoculture. Les résultats obtenus montrent que les variétés et l’association culturale utilisées ont un grand potentiel pour l’amélioration l’offre fourragère pour l’alimentation du bétail.